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Par Marilyn Préfontaine

Les Érablières du Nord : le goût exquis du Québec

ParAnne-Sophie Brunelle

Quel aliment représente une richesse incroyable de notre terroir, en plus de rehausser avec distinction nos petits plats ? Tu as deviné ? Eh oui, je parle du sirop d’érable ! Les Érablières du Nord, une entreprise de la Mauricie, souhaite mettre davantage ce savoureux produit à l’avant-plan, de quoi nous rendre encore plus fiers d’être québécois !

D’une balade en quatre roues à 18 000 entailles

Il y a quatre ans, Andréanne Guilbert et Mathieu Toupin se promenaient candidement en quatre roues dans les bois, tout près de leur chalet situé à Trois-Rives. En constatant l’abondance d’érables dans le secteur, l’idée d’exploiter ce merveilleux potentiel a émergé dans la tête du couple. C’est ainsi qu’est né le projet des Érablières du Nord. « De la construction de la bâtisse à l’aménagement de la forêt, on a dû réaliser beaucoup d’étapes pour être en mesure de démarrer la première saison des sucres en 2018 » affirme Andréanne. Celle-ci qualifie, en toute modestie, cette première année d’opération de « catastrophique ». « La météo carrément médiocre nous a mis des bâtons dans les roues, dans une période de rodage où tout était à apprendre. Rapidement, on a pensé à quelques idées pour sauver notre première saison et en retirer une expérience positive », ajoute-t-elle. Qu’à cela ne tienne, la créativité et l’ingéniosité ont permis de pallier la situation !

Le volet corporatif à la rescousse des Érablières du Nord

En plus de leur projet avec les Érablières, Andréanne occupe un emploi de directrice générale à la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, alors que Mathieu détient un garage. Deux leaders dans l’âme savent bien transformer les difficultés en défis ! Ainsi, le sirop s’est retrouvé dans de jolies bouteilles à l’effigie d’entreprises qui ont pu faire voyager leur image de marque et par le fait même, encourager le démarrage de l’érablière. Amélioration des installations, formations de perfectionnement, vente en ligne et création de contenu… Les années suivantes ont été beaucoup plus reluisantes ! La pandémie, qui a plus que jamais remis l’achat local sur la « map », a bien sûr profité à l’érablière. D’ailleurs, il s’agit d’une valeur très ancrée qui pousse le couple d’entrepreneurs à toujours favoriser les fournisseurs québécois.

Crédits: Stéphanie Chaîné

Une grande préoccupation pour la planète

Le développement durable occupe une grande place dans les décisions des Érablières du Nord. Les bouteilles, en verre, se récupèrent facilement. Les fameuses étiquettes de papier autocollant ont été troquées pour la sérigraphie, une idée novatrice dans l’industrie de l’érable. Comme la tubulure ainsi que les chalumeaux demeurent en plastique, le matériel brisé est emmagasiné et recyclé par le biais de RCI Environnement et une entreprise du Centre-du-Québec. Tous ces détails accumulés ensemble font une réelle différence ! 

Du sirop certifié bio

Pourquoi certifier son sirop biologique alors qu’il provient de l’eau de l’érable que l’on fait bouillir ? « Il y a beaucoup de critères à respecter, dans la façon de traiter notre forêt et d’exploiter nos érables. Les moyens d’entailler l’arbre, la profondeur de l’incision… On doit s’assurer de permettre à l’arbre de guérir pour qu’il continue de vivre plusieurs années ! », explique Andréanne. Ce processus laborieux décourage certaines érablières, mais pas le couple de propriétaires, qui croit fondamentalement au bien-fondé et aux avantages de la certification bio.

Andréanne Guilbert – Crédits: Hélène Bouffard

Une communauté derrière les Érablières du Nord

L’entourage et la famille des propriétaires offrent un soutien inestimable et contribuent grandement au succès de l’entreprise. Andréanne se considère énormément choyée : « On sent beaucoup d’appui et d’engouement pour notre marque. Quand des gens que l’on ne connaît même pas portent des ouatés avec notre logo, on capote ! On trouve ça merveilleux de constater cette solidarité pour les initiatives du Québec ». Officiellement, deux employés saisonniers travaillent aux Érablières du Nord : Samuel, un Guatémaltèque, et Antoine, un Latuquois. Leur collaboration donne lieu à un mariage très intéressant des cultures ! Ils entaillent dès la mi-janvier et mettent l’épaule à la roue pendant tout le temps des sucres.

Mathieu Toupin – Crédits: Hélène Bouffard

Les Érablières du Nord misent toujours sur le volet corporatif, en plus d’exploiter la boutique en ligne. Les produits se retrouvent également dans plusieurs dépanneurs, épiceries et restaurants de la Mauricie.

Pour mariner tes viandes, rehausser tes vinaigrettes, arroser tes crêpes… Ce printemps, savoure l’érable sans retenue !

Crédits photo principale: Hélène Bouffard

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